Donation de matériel scolaire à l'école de Gavilan

Publié le par JULIEN M

Jeudi 15 mars, je suis allé dans la «Valle de las Estrellas» (vallée des étoiles) pour livrer du matériel scolaire dans l’école d’un village indigène du nom de Gavilan. Ce matériel a pu être acheté grâce aux donations des touristes, collectées par ATEC. Il s’agissait de livres scolaires, dictionnaires, crayons, cahiers, craies et sacs à dos.

Avec 2 autres personnes, nous sommes partis tôt le matin en direction du village, dans la réserve indigène «Cabecar». Au bout d’une dizaine de kilomètres, nous quittons la route goudronnée pour des chemins de terre ravagés par les trous dans la chaussé. Cette fois-ci le 4x4 était de circonstances ! Nous ne voyons que des arbres autour de nous depuis un long moment alors nous rentrons juste dans la réserve de la biosphère «Hitoy Cerere». La nature est vraiment exubérante dans ce pays, chaque arbre est plus impressionnant que le précédent. J’ai l’impression de voir toutes variantes de vert possible, et les oiseaux sont comme des flashes de couleur dans cet océan de flore.

Après 1h30 de trajet, nous arrivons dans la vallée et là, c’est un véritable changement de décor. Une bananeraie de la «United Fruit Company» s’étend à perte de vue. Une ligne de chemins de fer ainsi qu’une piste d’atterrissage ont été construites pour exporter plus rapidement les bananes !

Nous arrivons ensuite devant un pont suspendu où l’on ne peut pas passer en voiture. Nous devons donc laisser le 4x4 et passer le matériel à pied. Il fait une chaleur insoutenable et il n’y a aucun vent. Heureusement que des jeunes du village étaient là, et nous on donné un coup de main. Nous demandons où se trouve l’école…  « Ahí no más » ce qui voudrait dire « là-bas pas loin », mais chacun ses repères et ce « Ahí no más » signifiait plutôt 2 bons kilomètres !

Enfin nous arrivons à l’école de Gavilan, dans la réserve indigène Cabecar. Le professeur et les femmes présentes nous accueillent chaleureusement. Les enfants paraissent d’abord intrigués car ils n’étaient pas au courant de notre venue. Très vite, ils perdent cette timidité et se rapprochent de moi. Mon appareil photo les amuse beaucoup et tous veulent un cliché. Ils me font découvrir leur école, les classes, la cantine, le terrain de foot, leurs jeux.

Puis vient le moment où le maître d’école distribue les sacs à dos remplis de fournitures. Un par un, les enfants viennent chercher leur sac, certains avec un grand sourire, d’autres avec un visage aux traits serrés mais passant pleins d’émotions. Je n’y suis pour rien dans ce projet et pourtant je vis ce moment magique, je suis conscient de ma chance et je profite de chaque instant.

En fin de matinée, le maître d’école nous propose de manger avant de reprendre la route. Au menu, manioc et bananes avec de la viande bouillie et un jus de Kas (agrume entre le citron et l’orange).

Un «Au revoir» interminable et nous retournons en direction de Puerto Viejo de Talamanca, la tête pleine de souvenirs inoubliables.

Publié dans stage ATEC

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